Partager cet article
Besoin d’expédier un véhicule ?
Bénéficiez d’une solution sur mesure, sécurisée et adaptée à votre destination.
Obtenir mon devis

L'hivernage d'une voiture de collection est une immobilisation volontaire de plusieurs mois qui suppose deux décisions distinctes : comment préparer le véhicule, et où le remiser.

La première décision est abondamment documentée. La seconde l'est beaucoup moins. Sur les dix premiers résultats français consacrés à l'hivernage, cinq donnent une consigne différente sur une même question, celle de savoir s'il faut démarrer le moteur pendant la période de repos. Aucune n'aborde ce qui change lorsque la voiture est confiée à un tiers, ni le fait qu'un véhicule correctement préparé n'est plus en état de rouler jusqu'à son lieu de garde.

Chez Carshipment, département véhicules d'exception des Transports Internationaux Roger Benaim, transitaire agréé en douane depuis 1955 sous le numéro 4650, ces questions arrivent ensemble chaque automne.

À retenir

  • Un local de remisage se juge d'abord sur l'hygrométrie et la ventilation, pas sur la température : c'est l'humidité qui corrode, pas le froid.
  • Un véhicule correctement préparé pour l'hivernage n'est plus en état de rouler : batterie déposée, pneus surgonflés ou véhicule sur chandelles, il doit être déplacé et non conduit jusqu'à son lieu de garde.
  • Un chargeur d'entretien règle le problème de batterie sans créer celui de la condensation, contrairement au démarrage mensuel de quelques minutes recommandé par de nombreux guides.
  • Une voiture de collection mise en circulation à partir de 1960 reste soumise au contrôle technique tous les 5 ans, période d'immobilisation comprise.

Préparer le véhicule : ce qui fait consensus, et ce qui n'en fait pas

Les huit gestes sur lesquels tout le monde s'accorde

La partie mécanique de l'hivernage ne fait pas débat. Les guides spécialisés convergent sur une même séquence, à conduire dans l'ordre, idéalement lors d'une journée sèche.

Préparation avant remisage

Les huit gestes qui font consensus

À conduire dans l'ordre, idéalement lors d'une journée sèche. Pour chacun, l'erreur la plus fréquente.

1

Nettoyage complet et séchage

Le sel, la résine et les insectes attaquent la carrosserie pendant l'immobilisation.

Erreur : remiser une voiture lavée mais encore humide dans un local fermé.

2

Vidange et contrôle du liquide de refroidissement

Une huile usée contient des résidus acides, et un liquide en fin de vie ne protège plus du gel.

Erreur : repousser la vidange au printemps.

3

Réservoir plein et additif stabilisateur

Un réservoir vide condense et la rouille s'installe en fond de cuve, le carburant s'oxyde en quelques mois.

Erreur : laisser un fond de carburant sans stabilisateur.

4

Batterie déposée ou sur chargeur d'entretien

Une batterie déchargée en profondeur ne se récupère pas.

Erreur : débrancher la borne positive en premier, au risque du court-circuit à la masse.

5

Pneus surgonflés, ou véhicule sur chandelles

Le poids à l'arrêt crée des méplats permanents sur la bande de roulement.

Erreur : laisser le véhicule sur ses roues à la pression d'usage.

6

Frein à main desserré, cales aux roues

Les garnitures collent aux tambours ou aux disques par l'humidité.

Erreur : serrer le frein à main par réflexe avant de fermer la porte du local.

7

Lubrification des joints, serrures et articulations

Les caoutchoucs sèchent, craquellent et se collent aux montants.

Erreur : traiter la carrosserie et oublier les joints de portes.

8

Bâche respirante, jamais imperméable

Une bâche étanche emprisonne l'humidité contre la tôle et accélère la corrosion.

Erreur : utiliser une bâche extérieure de plein air dans un local fermé.

Carshipment, département véhicules d'exception des Transports Internationaux Roger Benaim.

Sur la question précise de la cosse à retirer, l'ordre importe : la borne négative en premier à la dépose, la positive en premier au remontage. C'est le sens qui évite l'arc électrique si l'outil touche la carrosserie.

Faut-il démarrer le moteur une fois par mois ?

Non, si l'objectif est de préserver la batterie : un chargeur d'entretien fait le travail sans les inconvénients. C'est la seule question de l'hivernage sur laquelle les sources françaises se contredisent frontalement, et elle mérite d'être tranchée. Cinq réponses différentes coexistent en première page de Google, de la relance mensuelle à l'abstention complète.

La question qui divise

Faut-il démarrer le moteur pendant l'hivernage ?

Cinq réponses différentes relevées en première page de Google sur la même question, août 2026.

1

Démarrer et laisser tourner quelques minutes

Une fois par mois

2

Démarrer, à défaut de disposer d'un chargeur d'entretien

Toutes les deux à trois semaines

3

Démarrer après avoir déposé les bougies et huilé les cylindres

Toutes les trois semaines

4

Ne pas démarrer, faire tourner au démarreur bougies déposées et alimentation coupée

Périodiquement

5

Ne pas hiverner du tout, continuer à rouler toute l'année

Sans objet

Ce que dit la mécanique. Un moteur qui tourne cinq minutes n'atteint jamais sa température de fonctionnement. La vapeur d'eau issue de la combustion se condense dans le carter et l'échappement, l'huile se dilue, et l'alternateur ne restitue qu'une fraction de l'énergie consommée au démarrage.

La réponse pratique. Un chargeur d'entretien supprime le motif principal invoqué pour démarrer. Si la lubrification du haut moteur est recherchée, la rotation au démarreur bougies déposées atteint l'objectif sans allumer la combustion.

Carshipment, département véhicules d'exception des Transports Internationaux Roger Benaim.

Le raisonnement mécanique départage ces positions. Un moteur qui tourne cinq minutes n'atteint jamais sa température de fonctionnement. La combustion produit de la vapeur d'eau qui, faute de chaleur suffisante, se condense dans l'échappement et dans le carter, où elle dilue l'huile. L'alternateur, à ce régime, ne restitue qu'une fraction de l'énergie consommée par le démarrage. Le bilan est négatif sur les trois plans : plus d'humidité, une huile dégradée, une batterie à peine rechargée.

Un chargeur d'entretien coûte le prix d'un plein et supprime le motif principal invoqué pour démarrer. Si la préservation des joints de haut moteur est recherchée, la rotation au démarreur bougies déposées atteint l'objectif sans allumer la combustion. Reste le cas d'une voiture ancienne qui n'est pas réellement remisée : rouler une heure par mois, assez pour monter en température, est effectivement préférable à cinq mois d'immobilité. Mais c'est alors un autre régime que l'hivernage.

Où remiser : garage personnel, hangar loué ou dépôt professionnel

Les trois critères qui comptent vraiment

Un bon local de remisage n'est pas un local chaud, c'est un local stable et ventilé. Trois critères se hiérarchisent.

  • L'hygrométrie avant la température. Un garage chauffé et fermé produit des cycles de condensation à chaque variation, alors qu'un local froid, sec et ventilé maintient la tôle au sec. La corrosion se nourrit d'humidité, pas de froid.
  • La nature du sol. Une dalle béton brute remonte l'humidité du terrain par capillarité et la restitue sous le véhicule. Un film pare-vapeur ou un tapis de sol dédié coupe ce transfert pour un coût dérisoire.
  • La ventilation, y compris de l'habitacle. Un déshumidificateur dans le local et des vitres entrouvertes de quelques millimètres évitent l'odeur de renfermé et la moisissure des sellerie et moquettes.

Ce que change le fait de confier son véhicule à un tiers

Un garage personnel et un dépôt professionnel ne se valent pas, même à surface et à température égales. Un professionnel du gardiennage organise l'accès, la surveillance et le suivi du véhicule d'une manière qu'un garage prêté par un proche ne peut pas reproduire.

Avant de confier un véhicule, quelques points suffisent à comparer sérieusement deux solutions : qui accède au local et selon quelle procédure, quelle surveillance est assurée et sur quelle amplitude horaire, comment le véhicule est identifié et suivi pendant toute la durée de la garde, et un état des lieux contradictoire est-il établi à la remise comme à la restitution. Ce dernier point relève du même réflexe que pour un transport : sans document daté et photographié en entrée, aucune contestation ne se règle proprement à la sortie.

Choisir un lieu de remisage

Où laisser dormir une voiture de collection pendant l'hiver ?

Trois options, et ce que chacune laisse à la charge du propriétaire.

Chez soi

Garage personnel

Ce qui va

  • Accès libre au véhicule
  • Aucun coût récurrent
  • Aucun déplacement à organiser

Ce qui coince

  • Hygrométrie rarement maîtrisée
  • Dalle béton brute qui remonte l'humidité
  • Sécurité limitée à celle de l'habitation
À votre charge : tout, des conditions de conservation à la surveillance du local.

Chez un tiers non professionnel

Hangar, box, prêt

Ce qui va

  • Volume disponible important
  • Coût modéré
  • Souvent proche du domicile

Ce qui coince

  • Local rarement conçu pour un véhicule de valeur
  • Surveillance et accès mal définis
  • Déclaration à l'assureur souvent oubliée
À votre charge : définir vous-même les règles d'accès, de surveillance et de restitution, qui restent le plus souvent implicites.

Chez un professionnel

Dépôt de gardiennage

Ce qui va

  • Local dimensionné pour des véhicules de valeur
  • Accès restreint et surveillance organisée
  • État des lieux contradictoire à l'entrée et à la sortie

Ce qui coince

  • Coût mensuel
  • Accès au véhicule sur rendez-vous
  • Acheminement à organiser
À votre charge : la préparation mécanique du véhicule. Un dépôt de gardiennage garde, il n'entretient pas.

Les trois critères qui départagent, quel que soit le lieu retenu

  • L'hygrométrie avant la température. Un local froid, sec et ventilé vaut mieux qu'un garage chauffé et fermé, qui condense à chaque variation.
  • La nature du sol. Une dalle béton brute remonte l'humidité du terrain. Un film pare-vapeur coupe le transfert pour un coût dérisoire.
  • La ventilation, habitacle compris. Déshumidificateur dans le local, vitres entrouvertes de quelques millimètres.
Carshipment, département véhicules d'exception des Transports Internationaux Roger Benaim. Dépôt sécurisé en région parisienne.

Le dépôt de stockage Carshipment se situe en région parisienne. Aucune durée minimale ni maximale de garde n'est imposée, ce qui permet de couvrir aussi bien un hivernage de quatre mois qu'une immobilisation de plusieurs années. Le propriétaire accède à son véhicule sur rendez-vous, aux horaires d'ouverture. La préparation du véhicule, elle, reste à la charge du propriétaire ou de son garage : un dépôt de gardiennage garde le véhicule, il ne l'entretient pas. C'est l'objet de notre page gardiennage sécurisé, qui détaille les conditions de garde.

L'ordre des opérations : préparer d'abord, ou déplacer d'abord ?

C'est la question que personne ne pose et qui fait perdre le plus de temps chaque automne. Une voiture correctement préparée n'est plus roulante. Batterie déposée, pneus surgonflés ou véhicule sur chandelles, orifices d'admission obturés, frein à main desserré : dans cet état, le véhicule ne peut ni démarrer ni parcourir cinquante kilomètres jusqu'à son lieu de garde.

Trois séquences sont possibles. Préparer sur place et ne plus bouger, ce qui suppose que le local définitif soit déjà le bon. Conduire le véhicule non préparé jusqu'au local et le préparer là-bas, ce qui exige d'y disposer de l'outillage. Ou préparer d'abord et faire transporter, seule option quand le lieu de garde est distant ou quand le véhicule n'était déjà plus roulant.

Le cas se présente surtout après une acquisition, quand un véhicule adjugé en vente aux enchères doit rejoindre un lieu de garde sans délai. La Ferrari 400i de l'un de nos clients, achetée aux enchères, a rejoint notre dépôt sécurisé par la route en camion fermé avant d'être livrée plus tard dans le Gard. Un véhicule de 1967 acquis à Paris a été gardé après la vente, puis exporté vers Londres quand son propriétaire a été prêt. Dans les deux cas, garde et acheminement se sont enchaînés sans que la voiture roule par ses propres moyens.

Pour un véhicule de collection ou de prestige, Carshipment transporte en camion fermé et sécurisé, ce qui rend le déplacement possible quel que soit l'état de préparation du véhicule, y compris lorsqu'il ne roule plus par ses propres moyens. Le détail de la prestation figure sur notre page transport en camion fermé.

La sortie d'hivernage, en résumé

La remise en route se fait dans l'ordre inverse, sans précipitation.

  1. Retirer les protections : bâche, obturateurs d'admission et d'échappement, cales.
  2. Remonter la batterie, borne positive en premier, et contrôler la charge.
  3. Rétablir la pression des pneus à la valeur d'usage, inspecter les flancs.
  4. Vérifier les niveaux et l'absence de fuite au sol avant tout démarrage.
  5. Rouler doucement sur les premiers kilomètres, freins et embrayage inclus.

Si la voiture doit rejoindre directement un rassemblement ou un circuit au printemps, la question du coût de l'acheminement se pose à ce moment. Nous l'avons traitée dans notre article sur ce qui fait varier le prix d'un transport de voiture de collection.

Combien de temps une voiture peut-elle rester immobilisée sans rouler ?

Sans préparation, quelques semaines suffisent à décharger une batterie et à marquer les pneus. Avec une préparation complète et un chargeur d'entretien, une immobilisation de six mois à un an ne pose pas de difficulté.

Quelle cosse de batterie faut-il débrancher en premier ?

La borne négative, systématiquement. Elle est reliée à la masse du véhicule : la retirer en premier supprime le risque de court-circuit. Au remontage, on procède dans l'ordre inverse.

Peut-on laisser une voiture de collection dehors sous une bâche ?

C'est la solution la moins favorable. Une bâche extérieure imperméable emprisonne l'humidité contre la tôle et frotte la peinture au vent. Une bâche respirante et un sol sec limitent les dégâts sans les éviter.

Faut-il faire tourner le moteur pendant l'hivernage ?

Un démarrage de quelques minutes fait plus de mal que de bien : le moteur n'atteint pas sa température, la vapeur d'eau se condense dans le carter et la batterie se recharge à peine. Un chargeur d'entretien suffit.

Le contrôle technique court-il pendant l'immobilisation ?

Oui, l'échéance ne se suspend pas. Une voiture de collection mise en circulation à partir de 1960 est soumise au contrôle technique tous les 5 ans. Les véhicules antérieurs à 1960 en sont dispensés.

70 ans d'expérience au service de vos VOITURES DE LUXE, DE PRESTIGE ET D'EXCEPTION. Le transport d'une voiture de luxe ou de collection requiert un service personnalisé, nécessite une grande expérience des équipements de pointe pour prendre soin de vos véhicules. Expert dans le transport de voitures de luxe en France et à travers le monde, Carshipment propose un service sur mesure répondant aux plus grandes exigences. Depuis 1955, Carshipment, département des Transports Internationaux Roger Benaim, est le transporteur privilégié des collectionneurs et propriétaires de véhicules d'exception.